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Les préjugés sur l’hypnose

Bien qu’utilisés partout, dans les hôpitaux, cliniques et cabinets médicaux pour déloger l’anxiété, pour ne pas recourir à une anesthésie générale, voire pour alléger certaines douleurs, et bien que ses avantages soient nombreux, les préjugés sur l’hypnose restent tenaces. Essayons de faire le point

Hypnose : c’est sombrer dans un sommeil profond ! Faux

Il est vrai qu’étymologiquement, hypnose vient du grec « hypnos », qui signifie « sommeil ». Et pourtant, hypnotiser quelqu’un ne veut absolument pas dire l’endormir ; en réalité, l’hypnose est plutôt une modification de l’état de conscience. Mais le patient y joue un grand rôle. Il faut que le patient le désire. Selon certains professionnel de l’hypnose, « on n’est pas hypnotisé. On se met soi-même dans cet état. Le praticien crée juste le contexte favorable pour que ça arrive. »

Est-il possible de rester bloqué dans un état d’hypnose ? Faux

Comme c’est expliqué plus faut, on entre dans un état hypnotique. Certes, c’est un état naturel, proche du sommeil, bien que, sous hypnose on ne tombe pas dans les bras de Morphée. C’est plutôt un état de « conscience modifié », c’est-à-dire, on est conscient de qui se passe autour de nous, ainsi, on entend le thérapeute, on peut lui adresser la parole, on peut remuer et même ouvrir les yeux. Et bien sûr, c’est la personne hypnotisée qui demande qu’elle le soit, et si elle souhaite renoncer à cet état, elle le quittera d’elle-même. Et en plus, quelle idée saugrenue de penser qu’un thérapeute pourrait nous laisser sous hypnose pour une durée indéterminée ? Et quels seraient ses motifs ?

Hypnotisé, on perd le contrôle? Faux.

Un bon hypnothérapeute ne vous fera jamais rien faire contre votre volonté.

Certes, lorsqu’on glisse dans l’hypnose, votre cerveau ne fonctionnera plus de la même manière. Vos prédispositions de jugement, d’analyse et de raisonnement se compriment. Vous devenez plus influençable, et on peut aisément vous manipuler, vous manœuvrer. La solution : choisissez un bon praticien qui a reçu une très bonne formation et qui s’en tient à son domaine de compétence.

Seuls les faibles d’esprits peuvent être hypnotisés ? Faux.

En réalité, tout le monde peut être hypnotisé.

D’ailleurs, on le pratique sans le savoir. C’est ce qu’on appelle la transe hypnotique. En classe, par exemple, quand on regarde par la fenêtre et qu’on oublie ce qui se passe autour nous. Quand on est en voiture et qu’il nous arrive des moments d’égarement, emporté par un morceau de musique, tout en poursuivant notre chemin. Parfois, nous sommes tellement emportés que tout s’estompe, et on arrive à destination sans savoir vraiment comment. On entre ainsi naturellement en transe hypnotique toutes les 90 minutes environ ! C’est un état des plus naturels, une mise au point entre le conscient et l’inconscient. On enregistre ce qui doit être enregistré, sauvegardé. On supprime de notre mémoire ce qui est à supprimer. Cet état peut s’étaler sur quelques secondes, et même sur quelques minutes.

Être sous hypnose signifie-t-il que l’on est soumis ? Faux.

Dans le cadre d’une thérapie, le praticien peut demander à son patient ses attentes, ce qu’il cherche à travers cette thérapie. Par exemple, le thérapeute peut demander au patient qui voudrait se débarrasser d’une addiction, tabac ou cannabis, de bien exposer son problème et ce qu’il espère de l’hypnose. Il lui demandera ensuite de relater des souvenirs agréables, de parler des lieux qu’il affectionne, et où il aimerait bien s’y rendre, d’énumérer les domaines où il peut exceller…

Et la séance commence réellement. Les informations recueillies sur l’univers de son patient pourraient inspirer le thérapeute. Il reformulera en empruntant une voix douce, calme et monotone les mêmes informations, cherchant à provoquer un déclic dans l’esprit du patient. Il l’encourage à inventer un nouvel univers, où il se sentirait libre de toutes contraintes, ne dépendant plus de la cigarette. Une seule séance peut suffire, mais plus souvent trois ou quatre.

C’est donc, tout le contraire, c’est plutôt encourager le patient à se libérer de différentes contraintes qui le rendraient malheureux, ou stressé.

Ce ne sont, donc que des idées reçues, fallacieuses, qui prouvent qu’on ignore vraiment l’hypnose et son apport pour le bien-être de l’individu.